Donjon de Bassoues…
Le 28 juillet 2007 par JulieEDimanche dernier, nous étions en vadrouille, aux alentours de chez ma grand-maman… Nous avons fait un petit tour en voiture jusqu’au donjon de Bassoues, dans le Gers.

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43 mètres de haut, une adorable bastide à ses pieds, ce chef d’oeuvre d’architecture militaire est le plus bel ornement du village médiéval de Bassoues. Non loin des maisons à colombages, mal restaurées et pleines de charme, le donjon vous accueille, et pour 4€, vous gagnez le droit de grimper ses 160 et quelques marches.
En effet, quatre étages vous attendent si vous vous décidez pour l’ascension. Je mets tout de même en garde les personnes claustrophobes… Les escaliers ne sont vraiment pas larges, tout en colimaçon, et quand vous êtes engagé, vous ne voyez plus votre point de départ et vous ne savez pas s’il reste encore beaucoup de marches à grimper! Et ce ne sont pas les meurtrières de la paroi qui vous permettront de respirer un peu d’air frais, d’autant plus qu’elles sont bouchées…
Mais la visite en vaut quand même la peine. Au sous-sol, on devine l’entrée d’un puits dont l’imagination populaire avait fait autrefois l’entrée d’oubliettes qui n’ont en fait jamais existé! Le rez de chaussée servait autrefois de réserve pour les victuailles. Les premier et deuxième étages sont très beaux, tout en pierre blanche, avec des voûtes dont les clefs sont aux armes d’Arnaud Aubert, l’archevêque qui a fait construire le donjon, ou encore à l’effigie du pape Innocent VI, l’oncle d’Arnaud Aubert. Aux quatre coins du donjon, une tourelle. Dans deux des tourelles, des latrines, dans les deux autres, les escaliers en colimaçon. Dans les murs, des niches sculptées et armoriées, qui servaient de rangements, un évier, de magnifiques cheminées en pierres, des fenêtres à meneaux…
Je vous déconseille vivement le troisième étage, habité par les pigeons. Alors, épargnez à vos cheveux leurs déjections, et continuez à grimper les marches. Vous arriverez ainsi au quatrième étage que je vous déconseille encore plus, pour la simple et bonne raison qu’il ne reste plus que les poutres du plancher qui le séparait du troisième étage !
Tout au long du parcours, des panneaux explicatifs qui vous content la vie du Moyen-Âge, avec ses anecdotes, telle la peine réservée à un couple adultère pris en flagrant délit. Les deux amants étaient promenés tous nus dans la ville, au son des trompettes… Et, pour pimenter le tout, la femme marchait devant, et son compagnon avait intérêt à la suivre car il était attachée à elle par ses bijoux de famille ! ![]()
Enfin, vous arrivez au sommet, avec ses échaugettes rondes, ses créneaux et ses machicoulis, mais surtout avec son imprenable vue sur la jolie campagne gersoise vallonée…

Une autre vue :

Et voilà, il ne vous reste alors plus qu’à redescendre toutes ces marches, et à vous promener dans le village, avant de retrouver votre vie citadine… Parce que la campagne c’est bien, mais la ville, c’est mieux! ![]()
Julie E.

28 juillet 2007 à 19:26
Un joli petit coin que tu as visité là … Il faudra qu’on aille y faire un tour.
Dans un autre style, tu as aussi le donjon de Loches qui est magnifique (ainsi que toute la haute ville et le château …). A voir.
30 juillet 2007 à 17:42
Vinzouille : si j’apprends que tu passes à Toulouse pendant que je n’y suis pas je te ……… (je te laisse choisir ton sort)
Sinon, dans le même coin il y a la superbe façade (et la surprenante toiture) du château de l’Isle-de-Noé. Par contre je ne sais pas s’il se visite, l’ensemble paraissant un tant soit peu détérioré.
31 juillet 2007 à 1:33
Je connais de nom mais je ne suis jamais allée voir l’Isle de Noé… Sinon, il y a aussi le château de Termes d’Armagnac, dont il ne reste qu’une façade. Mais celle-ci nous fait regretter que le reste ait disparu !!
De toute façon, les châteaux ne manquent pas dans cette région !